Collection 9 jours pour/avec ...

Booster sa vie spirituelle en 10 minutes par jour

Plongez dans une authentique expérience spirituelle : 9 jours pour… et 9 jours avec…, LA seule collection qui vous permet, en seulement 10 mn par jour, chez vous, de vivre une retraite de qualité, de chercher le silence au cœur de votre vie et d’y découvrir de multiples facettes.

Un cheminement tout simple pour revenir à l’essentiel.

Collection 9 jours

Editions des Béatitudes

www.editions-beatitudes.com

9 jours pour ...

Chaque jour sont proposés deux temps de méditations dont l’un pourra être vécu le matin, et le deuxième à un autre moment favorable de la journée.

Le parcours comprend des exercices de recueillement, la Parole de Dieu, une méditation d’un saint ou d’un grand auteur spirituel, une résolution… pour nous aider à plonger dans une authentique expérience spirituelle.

9 jours pour apprivoiser sa solitude

1ER JOUR
La solitude, une réalité objective et subjective

Entrée en présence de Dieu

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Invitation au recueillement
Je m’installe dans un lieu de prière, propice au recueillement. Je fais quelques grandes respirations. Je suis présent à mon corps. J’écoute ce qui se passe en moi. Je ferme les yeux et je me mets en présence de Dieu. Je crois qu’il est présent. Je conscientise mon inspiration et mon expiration. Au rythme de ma respiration, j’accueille l’Esprit.

Invocation à l’Esprit-Saint
« Viens, Lumière véritable et Joie de l’âme ! Viens, Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir ! Viens me faire goûter au bonheur de ton effusion ! Viens me réjouir par l’abondance de tes dons ! Esprit Saint, Consolateur, viens et demeure en nous  ! »

Méditation du jour

Le psalmiste crie vers Dieu et nous à sa suite : Seigneur, tourne-toi vers moi ! Seigneur, regarde-moi ! Je suis seul et je souffre. Autour de moi : gouffre, néant, angoisse d’absence. Je m’épuise à force de pleurer, Seigneur ne m’oublie pas ! Oui, la solitude, nous en avons tous fait l’expérience, même si c’est à des degrés différents. Elle est commune, universelle. La preuve en est qu’il existe une journée mondiale des solitudes, le 23 janvier. D’après un sondage réalisé en France en 2024, près de la moitié de la population dit vivre régulièrement une situation d’isolement. Il y a d’abord cette solitude dite objective, qui toucherait une personne sur 10, due à l’absence physique d’autres personnes. C’est donc le fait d’être seul dans un lieu. Reconnaissons cependant qu’on peut être seul physiquement et se sentir lié à d’autres. Cela n’induit pas nécessairement une souffrance intérieure. Et il y a cette solitude dite subjective ou ressentie, qui concernerait quatre personnes sur dix. C’est le fait de se sentir seul. Ce ressenti est plus développé chez les jeunes, qui sont alors dans une phase de recherche et de construction de leur identité. Force est de constater que les réseaux sociaux ultra utilisés ne comblent pas ce manque, les relations virtuelles allègrement proposées ne remplaçant pas les relations réelles, en chair et en os. Ce seraient ensuite les employés qui se sentent les plus seuls. Le travail en entreprise, les collègues de bureau, les relations dans le cadre professionnel, qui sont pourtant des relations réelles, peuvent laisser amer et vide. Le sentiment d’être incompris, de ne pas être considéré à sa juste valeur, de devoir en faire toujours davantage, les ressentiments… C’est donc la manière dont je suis entouré et le climat des relations ambiantes qui génèrent, ou non, ce sentiment de solitude. Homme ou femme, jeune ou personne d’âge mûr, riche ou pauvre, personne n’est épargné. Quels que soient mon vécu et mon expérience de la solitude, la question pour moi aujourd’hui est de savoir : que vais-je faire de cette solitude ? Ou, plus exactement, qu’est-ce que je décide d’en faire ? Certes, les émotions et les ressentis me traversent, mais je suis libre de ce que j’en fais. Je suis libre de l’orientation que je donne à ma vie. Et ce, quel que soit le conditionnement. Aussi, suis-je disposé à lâcher mon idée de la solitude et à m’ouvrir à l’ampleur du projet de Dieu sur moi ?

Grâce à demander
Je comprends que le fait de me sentir seul n’est pas le tout de mon existence, et que je suis libre de l’orientation que je veux donner à ma vie. Je demande à Dieu la grâce d’ouvrir mon cœur et d’affermir ma volonté. Oui, je décide de lui faire confiance.

Parole à méditer
« Tourne-toi vers moi, pitié pour moi, solitaire et malheureux que je suis. L’angoisse grandit dans mon cœur […]. Vois mon malheur et ma peine » (Ps 25, 16-18).

Exercice pratique
Je repense à une situation récente où je me suis senti seul. Je la présente à Dieu simplement, en quelques mots. Et j’écoute ce qu’il veut me dire.

Prière finale

Seigneur, me voici devant toi, avec la réalité qui est la mienne. Tu me connais, tu sais bien ce que je porte. Tu connais mes peurs et mes résistances. Pourtant, je viens me blottir dans le Oui de Marie, pour dire avec elle : « Fiat. Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. » Oui, Seigneur, je crois que je ne suis pas seul. Là, au fond de mon cœur, je crois que tu es présent.

Notre Père… Je vous salue Marie…

Bénédiction

Que le Dieu de toute bonté nous bénisse et nous garde dans sa paix, lui qui est Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.

9 jours pour devenir ami de l’Esprit Saint

Le Saint-Esprit est l’âme de notre vie spirituelle, sans Lui nous ne pouvons ni prier, ni comprendre la Parole de Dieu, ni aimer. Or, nous Le connaissons si peu !

1ER JOUR
L’Esprit Saint se fait connaître

Méditation du jour

Introduction
En ce premier jour, nous allons découvrir qui est l’Esprit Saint et apprendre à mieux le connaître, et, pourquoi pas, devenir son ami.

Invitation au recueillement
Je prends le temps de m’arrêter. Je ferme les yeux, mes pieds sont posés à plat sur le sol. Je respire calmement et, dans un regard de foi, je suis attentif à la présence du Saint-Esprit dans mon cœur. Je le remercie pour la fidélité de sa présence.

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Prière à l’Esprit Saint
Saint-Esprit, je désire te connaître. Révèle-toi à moi.

Parole de Dieu
« Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. » (Os 6, 3)

Méditation du Père Raniero Cantalamessa

On ne peut pas conduire une vie chrétienne sans connaître l’Esprit Saint. Cette difficulté que l’on a à connaître l’Esprit Saint tient à sa nature. L’Esprit Saint, c’est comme la lumière. La lumière illumine tout, mais elle reste cachée. Si j’ai une lampe devant les yeux dans la nuit, je ne vois rien. Mais si la lampe est derrière moi, elle illumine tout ce qu’il y a devant. L’Esprit Saint, c’est précisément cela. C’est une lumière cachée.

9 jours pour prendre la bonne décision

Posons-nous sous le regard de Dieu, laissons émerger nos désirs profonds, apprenons à reconnaître notre conscience, à l’écouter et à la former. Une véritable école de prise de décisions authentiques.

1ER JOUR
Je fais connaissance avec ma conscience

Méditation du jour

Introduction
En ce premier jour, je découvre l’importance de descendre dans mon intériorité pour faire connaissance avec ma conscience. Je veux devenir l’ami de ma conscience qui me parle de la beauté de l’existence.

Invitation au recueillement
Je suis là, maintenant, attentif à ma respiration. Je prends conscience des appuis de mon corps sur mon siège. J’accueille les bruits du dehors qui peuvent être nombreux. Je ressens que tout ce qui m’entoure respire en moi. J’inspire et j’expire. Je me dispose à accueillir ce que le Seigneur a mis en moi de beau et de bon.

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Prière à l’Esprit Saint
Esprit de Vie, Esprit Créateur, toi qui es l’intériorité du Père et du Fils, toi qui exprimes leur amour avec profondeur, viens me révéler ma conscience, la profondeur de mon désir, de mon être, de ma dignité.

Méditation

Qui n’a jamais vécu de cas de conscience ? Qui n’a jamais hésité dans son désir de faire le bien ? Qui n’a jamais tremblé en faisant un choix ? La réponse est abrupte : personne. Notre conscience nous colle à la peau. Faisons connaissance avec elle. Elle est cette petite voix inscrite au fond de notre être qui nous parle de qui nous sommes, de ce qui est bon pour nous, de ce qu’il est important de faire. Oui, faire le bien nous fait du bien, un grand bien, même ! Mais ce qui est bon est d’abord en nous-mêmes. Accueillons-le ! Il est bon d’être d’abord là avec soi-même, en profondeur ! Pour écouter cette petite voix ténue, rien ne vaut de faire silence et de goûter. Oui, ressentir la sève de la vie qui monte ! « Un lion mange sa proie, il dort ensuite ; un homme tue un autre homme, il ne dort plus », écrivait Chateaubriand. Cette petite voix de la conscience nous dit que rien n’est neutre. Elle nous place devant des choix de vie. Faire le mal nous fait du mal, tandis que faire le bien nous rend bons, nous construit, nous accomplit. Bien choisir nous fait entrer dans une dynamique de bonheur !

Cette petite voix de la conscience m’invite à poser des choix de vie, pour devenir toujours plus vivant. Bonne nouvelle pour mon quotidien ! Ma conscience me conduit, par le chemin de ma liberté et de ma responsabilité, à la découverte de ce qui est vraiment bon pour moi, pour mon voisin, pour bien vivre ensemble : aujourd’hui. Ma conscience m’indique ce qui me rend vraiment libre. Mystérieusement, oui, je me sens poussé à faire le bien. Je fais confiance à ma bonne volonté. Pour apprivoiser ma conscience, je réapprends à m’aimer moimême, à aimer ma vie, à aimer la Vie. Oui j’ai du prix, de la valeur. Je fuis les dispersions pour revenir à l’essentiel, à ce qui résonne à l’intime de mon cœur maintenant. Je fais connaissance avec la voix de ma conscience pour prendre de bonnes décisions. Chut, silence… que me dit ma conscience, mon cœur profond ?

Prière

Seigneur, Toi qui habites mon cœur, apprends-moi à me tourner vers ce que tu y as déposé de beau et de bon.
Mets-moi sous ta lumière, afin que je me voie tel que je suis vraiment, avec mes qualités et mes zones d’ombre, et surtout, dis-moi combien tu m’aimes alors que j’ai péché.
Fais-moi entrer dans un dialogue d’amour avec Toi pour que je puisse toujours percevoir, au fond de mon cœur, tes appels à agir selon l’amour.

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.
Amen.

L’exercice du jour
Aujourd’hui, je prends quelques minutes pour me placer devant Dieu. Je prends contact avec mon corps, dans l’instant présent. Je me mets à l’écoute de mon désir : qu’est-ce que je veux faire de vraiment beau, de bon ?

L’éclairage de la Parole de Dieu

« Quant à moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par un tribunal humain. Bien plus, je ne me juge pas moi-même. Ma conscience, il est vrai, ne me reproche rien, mais je ne suis pas justifié pour autant : mon juge, c’est le Seigneur. Ainsi donc, ne portez pas de jugement prématuré. Laissez venir le Seigneur : c’est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins du cœur. Et alors, chacun recevra la louange qui lui revient. » (1 Co 4, 3-5)

C’est toujours en relation avec la présence de Dieu que nous pouvons nous mettre à l’école de notre conscience. La conscience est un « savoir avec », « un savoir partagé », jamais pure autonomie, mais toujours « dialogue » avec l’Esprit Saint. Elle est un seul à seul avec Dieu, présence d’amour infini et juge suprême.

Le conseil psychologique
Reposons-nous avant de décider. Le stress favorise les décisions aberrantes. Le cerveau ne peut bien faire qu’une seule chose à la fois. Un cerveau détendu, des émotions calmes, aident à se centrer sur l’essentiel : se concentrer sur les faits objectifs, être attentif aux enjeux qu’ils induisent, voir comment ils rejoignent notre désir le plus personnel. Alors les indices deviennent de plus en plus convergents et la décision peut tomber comme un fruit mûr.

Pour aller plus loin

Le saint cardinal John Henry Newman, grand penseur du XIXe siècle, nous donne des indices décisifs pour comprendre le rôle de la conscience.

« La conscience est autre chose qu’un égoïsme prévoyant, ou le désir d’être logique avec soi-même. Elle est messagère de Celui qui, et dans l’ordre de la nature et de la grâce, nous parle d’une manière voilée, et nous instruit et nous gouverne par ses représentants. La conscience est le tout premier vicaire du Christ, prophète en ses informations, monarque en son caractère péremptoire, prêtre dans ses bénédictions et ses anathèmes. […]
« La conscience, on peut la voir de deux façons : ou bien simplement comme une sorte de sens de la rectitude, une inclination en vertu de laquelle on sait décider entre faire ceci ou faire cela ; ou bien l’écho de la voix de Dieu. Et tout dépend de cette distinction, car la première façon n’a pas à voir avec la foi, tandis que l’autre appartient à la foi. » Sermon 29

« Si, après un dîner, on veut me faire porter un toast religieux (ce qui en fait ne semble pas très indiqué) je boirai – au Pape, s’il vous plaît –, mais d’abord à la conscience, et au Pape en second. » Lettre au duc de Norfolk

La conscience est première par rapport au Pape, mais ce que dit le Pape éclaire ma conscience, afin qu’elle puisse prendre une décision sûre.
Deux convictions complémentaires traversent cette réflexion sur la conscience. La première souligne que celui qui contourne sa conscience ne deviendra jamais un homme mature, il restera infantile, allant de démissions en démissions au risque de ne plus respecter sa dignité d’être humain. La seconde affirme que la vie spirituelle n’exonère pas le chrétien de la responsabilité personnelle de sa vie, de son devoir absolu : suivre sa conscience.
À l’heure où les pouvoirs publics et les Églises luttent légitimement pour défendre la liberté de conscience et la liberté religieuse, il est bon de rappeler le merveilleux équilibre enseigné par l’Église catholique entre la recherche du bien personnel et celui du bien commun. L’Église catholique rappelle que la conscience, si elle est incontournable, n’est pas seulement une conviction personnelle ou l’affirmation d’une liberté individuelle : elle est la recherche au cœur de notre intériorité la plus profonde d’un vrai bien qui respecte profondément la vie des personnes et la communion entre elles.

9 jours pour apprendre à se recueillir

Dieu habite en nous, mais nous habitons souvent hors de nous-mêmes. Comment faire de nos temps de prière une véritable rencontre avec Dieu ? Comment faire taire en nous l’agitation ? À l’école des grands maîtres spirituels, ces 9 jours nous entraînent vers cet espace intérieur, lieu de la présence de Dieu.

1ER JOUR
Prie comme le rocher
La posture

Méditation du jour

Introduction
Un homme visite son père spirituel. Il lui demande :
– Père, apprenez-moi à prier.
Celui-ci lui répond : – Tu es le roi de la création. Commence donc par prier comme le rocher.
– Que fait-il ?
– Placé à un endroit, il ne bouge pas. Toi aussi, demeure stable et immobile comme le roc.

Invitation au recueillement
Je choisis un lieu retiré qui porte ma prière. J’adopte une posture stable : je me tiens assis, dos au dossier, jambes décroisées, pieds bien à plat, mains sur les cuisses, ouvertes ou croisées.
Ou bien, je me mets à genoux sur un tapis, assis sur un petit banc de prière.
Je redresse un peu le buste, en équilibre sur le bassin : dans un même axe sont ma colonne, mon cou et ma tête. Mes épaules sont basses. Je les élève un instant et les relâche complètement. Je commence à sentir le poids de mon corps. Je deviens lourd de présence, comme si l’éternité était au-dedans de moi.

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Prière à l’Esprit Saint
Roi céleste, Consolateur, Esprit de Vérité, Toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor de biens et Donateur de vie, viens et demeure en nous.

Parole de Dieu
« Je T’aime, Seigneur, ma force,
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire. »
(Ps 17, v. 2-3)

Méditation

Dans la Bible, le rocher est le symbole de l’Éternel.
Pour le chrétien, il est aussi la figure du Messie, Jésus, Fils de Dieu.
Le rocher est enfin, la vertu de foi par laquelle nous nous mettons en recherche de Dieu.

Ainsi, prier avec foi, c’est fonder sa maison sur le Roc qu’est Jésus-Christ. « Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui met en elle sa foi ne saurait connaître la honte. » (1 P 2, 6)

Les grands spirituels recommandent de prendre appui sur le corps pour prier. Pour cela, adoptons la position qui convient le mieux afin qu’elle soit l’alliée de notre prière. Non seulement le corps est chemin vers Dieu – car le Créateur a choisi de s’incarner –, mais il nous maintient dans le réel en donnant du poids à notre esprit. Comme la montgolfière bien lestée descend et se pose sur la terre ferme, de même l’esprit est attentif, ici, maintenant, lorsqu’il reste uni au corps. S’il manque de poids, il monte dans la tête, dans le mental. Il quitte alors la réalité. Il part dans l’imaginaire avec ses distractions, ses rêves, ses illusions.

Une fois acquise la stabilité corporelle, un temps suffisant (10 minutes au moins) s’avère nécessaire pour quitter nos préoccupations et goûter à l’intimité divine.

Le moment choisi pour la prière dépend du rythme personnel. Ce peut être tôt, le matin, ou bien avant d’arriver au travail ou en le quittant, sur le chemin d’une église ouverte ; ou en fin de journée, dans le silence du soir.

Prière

Seigneur, Tu nous attires à Toi jusqu’à ce que nous Te rencontrions dans le sanctuaire de notre cœur. Donne-nous maintenant la force de répondre fidèlement à ton appel. Nous Te le demandons par l’intercession de la Mère de Dieu.

Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de ton sein, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Résolution du jour
Je veux m’appuyer aujourd’hui sur Jésus, mon Rocher. Je décide de me confier à Lui parce que cela Lui est agréable. Je sais qu’Il m’aime. Je veux que la maison intérieure de mon cœur, où Il me donne rendez-vous, soit construite sur des bases solides.

L’éclairage d’un grand témoin
« Rien n’est prescrit concernant l’attitude du corps, pourvu que l’âme présente à Dieu rende parfaite son attention. Lorsque quelqu’un cherche à prier, qu’il prenne l’attitude corporelle qui lui convienne le mieux pour aider le mouvement de l’âme. »
Saint Augustin

Indication pour un deuxième temps de prière

Je médite la parabole de la maison fondée sur le roc ou sur le sable (Mt 7, 24-27) :

« Celui qui entend mes paroles et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.

Et celui qui entend mes paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison : la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

Et moi ? Comment vais-je édifier ma maison ? Quelle place tiennent dans mon cœur l’Évangile et les Commandements de Jésus ?

9 jours avec ...

9 jours avec Pier Giorgio Frassati

Joyeux, amoureux du Christ, de la montagne et épris de justice, un personnage inspirant !

Introduction

L’homme des huit Béatitudes

Pier Giorgio Frassati naît dans une famille bourgeoise, en Italie, à Turin, le 6 avril 1901. Son père, Alfredo, agnostique, est le fondateur et le directeur du journal libéral La Stampa. Après la première guerre mondiale, il devient sénateur et ambassadeur d’Italie en Allemagne.
Sa maman, Adélaïde Ametis, est une artiste peintre reconnue. Chrétienne pratiquante, elle éduque ses enfants dans la foi catholique mais se limite toutefois à une observance scrupuleuse des préceptes de l’Église. La sœur de Pier Giorgio, Luciana, elle, naît un an après son frère.
Leur éducation à tous deux est stricte, sévère. Très jeune déjà, Pier Giorgio cultive une vie spirituelle intense – à l’indifférence générale des membres de sa famille : il se nourrit quotidiennement de l’Eucharistie et prie intensément la Vierge Marie. Cette vie de prière le conduit à des engagements associatifs et politiques ; il s’oppose farouchement au fascisme, tout comme son père, d’ailleurs, qui démissionne de son poste d’ambassadeur dès l’arrivée de Mussolini au pouvoir.
Alfredo espère que son fils reprendra l’entreprise familiale, mais Pier Giorgio a d’autres projets : il intègre l’école polytechnique de Turin pour devenir ingénieur des mines et être ainsi au plus près des ouvriers. Mais au moment d’obtenir son diplôme, la poliomyélite – contractée au contact des pauvres et malades qu’il visite souvent – a raison de lui et l’emporte en six jours à peine, le 4 juillet 1925. À ses funérailles, une foule immense – à la surprise générale de ses proches – vient pour lui rendre un dernier hommage. Pier Giorgio, dont la vie a été d’une incroyable fécondité en œuvres charitables, s’est fait connaître d’un grand nombre et de tous les milieux.
Il est béatifié le 20 mai 1990, à Rome, par le pape Jean-Paul II et canonisé lors de la clôture du Jubilé des jeunes le 3 août 2025.

1ER JOUR
Un cœur pauvre

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. » (Mt 5, 3)

Entrée en présence de Dieu

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Invitation au recueillement
Je cherche un endroit calme et m’assois confortablement. Je prends quelques respirations lentes ; je ferme un moment les yeux pour entrer en moi-même et rencontrer la présence de Dieu en moi. Je me dépouille de tout ce qui encombre mon cœur : mes préoccupations, mes attentes… Je me mets dans la disposition de l’enfant qui attend tout de son Père.

Invocation à l’Esprit-Saint
« Ô très Saint et très Adorable Esprit, faites-moi entendre votre douce et aimable voix. Je veux être devant vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où il veut et que je ne lui oppose jamais la moindre résistance. »

Méditation du jour

Souvent, la pauvreté des autres, qu’elle soit matérielle, physique, morale… nous fait peur car elle renvoie à la nôtre. Spontanément, nous aurions plutôt tendance à la fuir. Comment est-il possible de se réjouir d’être pauvre ? Le pape François nous donne un éclairage très intéressant : « Le pauvre de cœur est le chrétien qui ne compte pas sur lui-même, sur les richesses matérielles, qui ne s’entête pas dans ses opinions, mais écoute avec respect et se remet volontiers aux décisions d’autrui. » En d’autres termes, on pourrait le décrire comme celui qui accepte de dépendre non seulement des autres mais plus fondamentalement de Dieu, et de se laisser conduire, transformer par lui.
Pier Giorgio se tourne très tôt vers les pauvres parce qu’il a conscience que tout vient de Dieu : « La foi qui m’a été donnée au baptême, d’une voix sûre me suggère : ’’par toi-même tu ne feras rien, mais si tu prends Dieu pour centre de toutes tes actions, alors tu arriveras au but’’. » Il se sent poussé à redonner ce qu’il a reçu gratuitement et à compter sur la Providence en toutes choses, avec confiance, en collaborant activement à la grâce.
Enfant déjà, alors qu’il est seul chez lui, sans ses parents et domestiques, une femme pauvre sonne à la porte. N’ayant pas d’argent, il enlève ses chaussures et ses bas et les donne à cette femme pour ses enfants.
Un autre jour, un mendiant sonne à la porte. Le père de Pier Giorgio refuse de lui ouvrir. Son f ils s’émeut : « Maman, il y a un pauvre qui a faim et papa ne lui a pas donné à manger […] C’est peut-être Jésus qui nous l’envoie. »
Plus tard, il fait des collectes de dons, visite les pauvres dans des taudis et, en plein hiver (-12 degrés), va jusqu’à offrir, tout joyeux, son manteau à un vieillard grelottant.
Il apprend la compassion, notamment par les conférences de Saint-Vincent-de-Paul, au lycée des jésuites, puis, plus tard, au cercle universitaire Balbo. L’ingénieur Bilotti fait son éloge en ses termes : « Frassati se montra tout de suite un excellent confrère, aussi généreux dans ses aumônes que dans le sacrifice de son temps. Si des membres venaient à manquer pour les visites, il s’offrait avec empressement pour les remplacer. À l’occasion de Noël, il faisait des visites spéciales aux foyers plus délaissés. Il ne se contentait d’ailleurs pas des pauvres de la Conférence, mais en découvrait de nouveaux : c’est ce qu’il appelait “faire des conquêtes”. » Il consacre une grande partie de son temps, prend sur ses économies pour aider les plus démunis, et ce, en veillant à cacher ses origines pour passer incognito. Il contemple Dieu en chacun d’eux et se fait leur ami, leur frère. Il passe aussi beaucoup de temps auprès des malades, notamment au Cottolengo, le grand hospice de Turin.
Antonio Severi dit de Pier Giorgio : « Il fut le pauvre en “esprit” parce qu’il réussit à vivre au milieu de la richesse tout en se gardant de se laisser contaminer. Il s’en souvenait seulement lorsque celle-ci pouvait contribuer à la charité, jamais elle n’aurait pu lui procurer des facilités, du confort des plaisirs ou des avantages pour lui-même. » Il est à l’aise en compagnie de personnes de toutes conditions sociales.
Et nous, comment nous comportons-nous lorsque nous croisons un SDF dans la rue, un mendiant dans le métro, une personne handicapée, malade… ? Comment réagissons-nous en face de nos propres limites ? Nous sommes appelés à nous reconnaître pauvres, petits devant Dieu, dépendants de lui. Tout ce que nous possédons vient de lui. Nous ne sommes propriétaires de rien mais plutôt dépositaires ; l’accueil de cette vérité nous conduit sur le chemin de la simplicité, de la liberté. Et si nous avons beaucoup reçu, nous sommes appelés à glorifier Dieu en partageant autour de nous, selon l’inspiration de notre cœur.

Telle est la véritable pauvreté de cœur ! Et celui qui a ce cœur de pauvre peut dès maintenant vivre du Royaume.

Grâce à demander
Seigneur, je te demande la grâce de me libérer de l’égoïsme, de me laisser toucher par la pauvreté sous toutes ses formes que je peux rencontrer en moi et autour de moi. Que je sache te voir dans le pauvre, le malade, la personne âgée isolée, l’exclu de la société… et être porteur de ta consolation.

Éclairage du saint
« Jésus, dans la communion, me rend visite chaque matin ; moi, je la lui rends selon mes misérables moyens, je visite les pauvres. » […] « La maison peut être sordide, c’est vers le Christ que nous allons. N’a-t-il pas dit : “Le bien fait aux pauvres, c’est à moi que vous le faites” ? Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière particulière, que n’ont ni les riches ni les biens portants. »

Parole à méditer
« Quand donc tu fais l’aumône, ne va pas le claironner devant toi ; ainsi font les hypocrites, dans les synagogues et les rues, afin d’être glorifiés par les hommes ; en vérité je vous le dis, ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône soit secrète ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Mt 6, 2-4)

Prière

Comme nous l’enseigne le Christ, levons les yeux vers le Père et laissons-nous renouveler par sa grâce :  Notre Père…

Bénédiction

Que le Dieu qui s’est fait pauvre pour nous élever à lui nous bénisse et nous garde, lui qui est Père, et Fils, et Saint-Esprit. Amen.

9 jours avec le saint curé d’Ars

Pas à pas, à l’école du saint Curé, il nous apprend à marcher avec Dieu, à porter les contrariétés de manière féconde et sait nous rappeler l’essentiel (‘est-ce en Ciel’ !) de la vie chrétienne. Ainsi, brûlés de l’Amour de Dieu, nous serons des témoins de la joie de Dieu pour notre monde qui l’attend !

Introduction

Les saints ont ceci d’unique qu’ils vivent ce qu’ils disent. C’est exactement ce que l’abbé Monnin, auteur d’une biographie du saint Curé rédigée moins de trois ans après sa mort, entendra autour de lui à Ars : « Il vit ce qu’il dit. » Apparemment désuet et pourtant particulièrement fécond, Jean-Marie Vianney sera donné comme saint patron de tous les prêtres de France (1905)… et de tous les curés de l’univers (1929). Saint Jean-Paul II le présentera dans trois discours différents comme « un modèle hors pair, à la fois de l’accomplissement du ministère et de la sainteté du ministre » (1986, lors de sa venue en France). On pourrait continuer avec Benoît XVI et le pape François, encore tout récemment, dans une lettre aux prêtres.
En effet, si ce petit homme a vécu si longtemps, avec un tel rayonnement, c’est parce qu’il était habité par le bonheur de la vie avec Dieu : pourquoi voulait-il « gagner des âmes à Dieu », sinon parce qu’il vivait « le bonheur d’aimer Dieu et d’être aimé de lui » ! On est bien loin de la « recherche morbide de la mortification comme on l’a cru parfois ». On comprend aussi pourquoi le démon ne pouvait pas rester inerte devant une telle puissance de la grâce divine dans le cœur d’un prêtre.
À lire le catalogue des phrases collectées au cours des enquêtes du Procès de Canonisation, on découvre la profondeur autant que l’aspect truculent des mots et pensées du Curé d’Ars. Rien d’étonnant qu’il ait autant attiré : non seulement il vivait « de Dieu », mais il allait être contagieux, et donner le désir à ceux qui l’approcheraient d’entrer à leur tour dans ce face-à-face avec Dieu. Cela ira jusqu’à transformer la vie quotidienne du village d’Ars ; qu’il constatera lui-même.
Ainsi, il vaut le coup de revisiter la vie et les paroles du Curé d’Ars, de marcher avec lui, de se laisser guider par lui. Quelle chance avons-nous d’avoir, chez nous en France, un tel serviteur de Dieu ! Puissions-nous, à notre tour, après nous être nourris comme lui de l’Évangile et de l’Eucharistie, avoir été rénovés du Pardon et avoir grandi dans la charité divine et fraternelle, nous retrouver avec lui dans les bras du Père !

Père Rémi Griveaux Recteur du sanctuaire d’Ars

Présentation du saint

Qui est saint Jean-Marie Vianney ?

Né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de cultivateurs, Jean-Marie Vianney mène une enfance heureuse et pleine de ferveur. Mais la Révolution française vient toucher sa jeunesse : première confession dans la salle commune, première communion dans une grange, lors d’une messe clandestine, sacrements célébrés par des prêtres réfractaires. À 17 ans, il répond enfin à l’appel de Dieu : « Je voudrais être prêtre pour gagner des âmes au Bon Dieu », dit-il à sa mère. Mais son père s’y oppose : on a besoin de lui à la ferme…
Finalement, à 20 ans, Jean-Marie commence à se préparer au sacerdoce, auprès de l’abbé Balley, curé d’Écully. Le chemin est difficile. De découragement en espérance, il va en pèlerinage à Lalouvesc, sur le tombeau de saint François Régis. Appelé par erreur sous les drapeaux, il entre dans la clandestinité. L’abbé Balley l’aide pendant toutes ces années.
Ordonné prêtre en 1815, Jean-Marie Vianney est envoyé à Ars en 1818. Là, il réveille la foi de ses paroissiens par sa prière et sa manière de vivre, mais aussi par ses prédications qui parlent essentiellement de la Bonté de Dieu. Il se sent démuni devant la mission à accomplir, mais se laisse saisir par la Miséricorde de Dieu. Il restaure et embellit son église, fonde un orphelinat et prend soin des plus pauvres. Très rapidement, sa réputation de confesseur attire de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur. Assailli par bien des épreuves et des combats, il reste enraciné dans l’amour du Seigneur et de ses frères ; son unique souci est le salut des âmes.
Pensant être un indigne curé faisant écran à la Bonté de Dieu, il tente de fuir sa paroisse par trois fois. Prêtre se consumant d’amour devant le Saint-Sacrement, tout donné à Dieu et à tous, il meurt le 4 août 1859. Plus de mille personnes assistent à ses obsèques, dont l’évêque et tous les prêtres du diocèse, venus entourer celui qui était déjà leur modèle.
Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, « patron des prêtres de France ». Canonisé en 1925 par Pie XI, il est proclamé en 1929 « patrons de tous les curés de l’univers ». En 1986, le pape Jean-Paul II vient à Ars et, en 2010, le Pape Benoît XVI ouvre une Année Sacerdotale pour toute l’Église sous l’égide du saint Curé.
Aujourd’hui, Ars accueille 350 000 pèlerins par an. Le Sanctuaire propose différentes activités. Un séminaire, ouvert en 1988, forme les futurs prêtres à l’école de « Monsieur Vianney » pour montrer, comme lui, le Chemin du Ciel à tous. Car, « là où les saints passent, Dieu passe avec eux ! »

1ER JOUR
Nouveau regard, nouvelle vie

Entrée en présence de Dieu

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Invitation au recueillement
Je me mets à l’écart, dans un endroit silencieux, paisible… Avec confiance, je commence ce chemin à la suite du saint Curé pendant 9 jours. Je lui demande de veiller sur moi, de m’aider à tenir ce temps que je choisis librement de donner au Seigneur. Qu’il me montre le Chemin du Ciel, de la vie avec Dieu, de la sainteté que Dieu veut pour moi !

Invocation à l’Esprit-Saint
Esprit Saint, douce lumière qui habite mon cœur, toi qui es la lumière éternelle de l’Amour en Dieu, viens et conduis-moi, guide mes pas au long de ces jours. Inonde mon cœur et tout mon être ; illumine les yeux de mon cœur !

Méditation du jour

« Je te montrerai le chemin du Ciel ! » Cette parole de Jean-Marie Vianney au petit berger qui lui indiquait la route d’Ars résonne pour nous aujourd’hui. Ce chemin du Ciel, c’est le chemin de la vie avec Dieu, de la sainteté, qui se joue dans notre vie quotidienne, ordinaire. Ai-je conscience de cet appel que Dieu m’adresse ? Ai-je profondément ce désir de la sainteté, d’une vie de bonheur avec Dieu et en Dieu pour mes frères et sœurs, quelle que soit ma vocation ? Il nous est parfois difficile de le croire, de le voir… Alors, à l’école du Bon Dieu, nous allons essayer de poser un regard tout nouveau…
Le prophète Habaquc (environ 600 av. J.-C.) ne comprenait pas la vue divine : « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, tu ne peux supporter la vue de l’oppression. Alors, pourquoi regardes-tu ces perfides, pourquoi restes-tu silencieux quand le méchant engloutit l’homme juste ? »
Comment comprendre que les yeux de Dieu ne peuvent voir, concevoir le mal ? Essayons de partir de notre expérience…
Les yeux sont comme la fenêtre de l’âme, à la fois pour ce qui transparaît de l’intérieur du cœur vers le dehors : certaines personnes ont un regard si clair qu’on y voit le Ciel ! Mais cela vaut aussi pour ce qui peut rentrer de l’extérieur dans notre âme : « La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »
D’où l’importance de faire attention à ce que nous regardons : il est des images qui nous souillent, qui nous blessent et peuvent même détruire notre intériorité. Et d’autres qui nous dilatent, nous remplissent de paix et de joie, nous recréent.
Il nous faut être aussi vigilants à la manière dont nous regardons : est-ce un regard contemplatif, qui accueille simplement, qui s’émerveille ou s’attriste ? Ou un regard scrutateur, qui capte pour soi et qui finalement ne laisse pas libre l’autre et consomme la création ? Comme petite « ascèse », le Curé d’Ars préconise : « On peut se priver de voir quelque chose qui attire le regard et qui est joli, dans les rues des grandes villes surtout. »
Si nous revenons au Bon Dieu qui n’est, dans son être même, que Bonté, Lumière, Amour, il ne peut recevoir le mal, qui est pure absence, refus de cet amour. Le péché – ce manque d’amour de notre part – abîme notre regard. Lors d’une retraite prêchée en 1990, le père de Chergé disait : « Après la chute, Adam et Ève se sont cachés. Déjà ils n’étaient plus capables de se regarder en face, c’est-à-dire de faire l’un vers l’autre un pèlerinage intérieur. Ils en restaient à la surface et la façade de l’autre ne faisait que me renvoyer ma propre façade de dépouillement, d’humilité. Donc, je me cache de l’autre, de Dieu. » Mais « Dieu ne cesse de nous voir là où il nous a créés et c’est bon (cf. Gn 1, 31). Il y a toujours en nous un point vierge où seul le regard de Dieu peut se poser. » Donc Dieu voit toujours le bien possible en nous et ne s’arrête pas à nos péchés.
Quelle bonne nouvelle : le chemin de vie est toujours ouvert du côté de Dieu et son regard ne nous juge et ne nous condamne jamais. « Ah ! si nous savions comme le Bon Dieu nous regarde avec compassion 10. » Alors changeons de vie par notre regard renouvelé de profonde confiance envers Dieu, d’espérance et de lumière pour nous-même et ceux qui nous entourent !

Grâce à demander
Seigneur, en ce jour qui marque pour moi comme un nouveau commencement, je te demande la grâce d’un regard renouvelé, d’un regard plein de lumière, d’un regard neuf, comme celui d’un nouveau-né qui découvre la vie ! Pour que ma vie et celle des autres en soient transfigurées.

Éclairage d’un grand témoin
« L’œil intérieur, c’est l’intelligence à l’aide de laquelle notre âme voit Dieu. Celui dont le cœur est en Dieu a un œil lumineux, c’est-à-dire que son âme est pure, et n’est point ternie par les désirs de la terre. Les ténèbres qui sont en nous, ce sont les sens de la chair qui se portent toujours vers les œuvres de ténèbres. Celui dont l’œil est pur, c’est-à-dire dont l’âme est toute spirituelle, conserve son corps lumineux, c’est-à-dire sans péché, car bien que la chair désire le mal, il réprime ces désirs par la force que lui donne la crainte de Dieu. »

Parole à méditer
« Aujourd’hui encore, quand les fils d’Israël lisent les livres de Moïse, un voile couvre leur cœur. Quand on se convertit au Seigneur, le voile est enlevé. Or, le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté. Et nous tous qui n’avons pas de voile sur le visage, nous reflétons la gloire du Seigneur, et nous sommes transformés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l’action du Seigneur qui est Esprit. » (2 Co 3, 15-17)

Prière

Ô Vierge Marie, notre Mère, aide notre foi ! Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus, pour qu’il soit lumière sur notre chemin. Et que cette lumière de la foi grandisse toujours en nous jusqu’à ce qu’arrive ce jour sans couchant, qui est le Christ lui-même, ton Fils, notre Seigneur !

Bénédiction

Que Dieu fasse briller sur nous son regard et nous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.

9 jours avec sainte Claire d’Assise

François d’Assise est très connu, Claire d’Assise l’est beaucoup moins. Pourtant, les clarisses témoignent combien ses écrits irriguent leur vie de prière et sont une précieuse ressource dans leur vie les unes avec les autres. Découvrons sainte Claire, une amoureuse du Christ, sa charité et son attachement libre et inconditionnel à l’Église.

Introduction

Autant saint François d’Assise est universellement renommé, autant sainte Claire d’Assise, « sa petite plante », est méconnue. Elle est pourtant une figure féminine notable du Moyen Âge. Première femme à avoir écrit une Règle pour des femmes, elle lutte pied à pied pour faire reconnaître sa forme de vie qu’elle veut étroitement liée au charisme de saint François, à la suite du Christ pauvre et crucifié.
Sainte Claire naît en 1194 dans une famille noble de la cité d’Assise. Son père est chevalier. La famille est cossue, solidement pourvue de biens. Le soir des Rameaux 1212, pour « prendre le deuil de la passion du Seigneur », Claire s’enfuit à Sainte-Marie-de-la-Portioncule où François et ses frères lui coupent les cheveux et la revêtent de l’habit de la pénitence. Conduite dans un monastère de bénédictines à quelque six kilomètres d’Assise, puis dans un autre, elle jette enfin l’ancre à Saint-Damien, la première petite église réparée par saint François. Là, de nombreuses compagnes la rejoignent. Les sœurs s’engagent à vivre l’Évangile en fraternité à la manière de François. Après le Concile de Latran IV, en 1215, Claire doit accepter le titre d’abbesse et la Règle de saint Benoît. Pour préserver l’esprit de sa forme de vie et son lien avec saint François, dès 1216, elle demande au pape Innocent III un Privilège de pauvreté. En 1218, le Cardinal Hugolin rédige une Règle pour les Damianites et les fondations qui commencent à fleurir. Lorsqu’il devient le pape Grégoire IX en 1228, sainte Claire lui demande de confirmer ce Privilège de pauvreté.
La vie à Saint-Damien est une vie simple, très pauvre, rythmée par la prière. En 1225, Claire tombe malade, elle va le rester pendant 27 ans. Clouée sur son grabat, elle file de la toile très fine dont elle fait des corporaux pour les églises de la montagne ou de la plaine d’Assise. En 1226, François meurt. Claire et ses sœurs perdent celui « qui était [leur] colonne, [leur] unique consolation après Dieu, [leur] seul appui ». Mais les frères sont déjà aux confins de l’Europe et parlent de Claire… notamment à Agnès de Prague, fille du roi de Bohême. Cette dernière a repoussé les demandes en mariage du roi d’Angleterre et de l’empereur d’Allemagne et, en 1232, lorsque les Franciscains arrivent à Prague, elle leur fait construire une église. Puis elle fonde un hôpital et y adjoint en 1233 un couvent de sœurs pauvres où elle entre elle-même, l’année suivante. Agnès veut suivre le Christ pauvre à l’exemple de sainte Claire et se bat avec la même ténacité pour l’obtenir du Saint-Siège. Sa correspondance avec Claire dut être assez abondante. Il ne nous en reste que quatre lettres écrites entre 1234 et 1253. Lorsqu’en 1247, le pape Innocent IV écrit une autre Règle pour les sœurs, reconnaissant leur filiation avec saint François, mais leur imposant des propriétés et des revenus, Claire rédige alors sa propre « Forme de vie », s’inspirant de celle de son « bienheureux père ». Elle reçoit la bulle d’approbation de sa Règle le 9 août 1253, deux jours avant sa mort.
Claire a quitté la maison familiale le jour des Rameaux, elle est passée de ce monde au Père quelques jours avant l’Assomption, accomplissant ainsi le mystère pascal, de la Passion du Christ à la Gloire du Ciel où Marie est entrée la première. C’est ce grand mouvement pascal que vont esquisser ces neuf jours avec sainte Claire.
Au point de départ, la source : l’Amour du Christ pauvre et crucifié.
Au centre, le puits de la vie fraternelle.
Au terme, l’eau vive jaillissant en vie éternelle : la joie.

Dans la première partie, il est question de la vie intérieure de Claire ; dans la seconde, il s’agit de découvrir son rayonnement sur le monde de telle sorte que les thèmes de la seconde étape font écho à ceux de la première.
Chaque méditation est un tableau tissé d’un épisode ou l’autre de la vie de Claire et de ses propres paroles qui nous sont parvenues à travers sa Forme de vie, son Testament, sa Bénédiction et ses quatre lettres à sainte Agnès de Prague. Quelques prières de saint François sont insérées ici ou là, parce que sainte Claire les connaissait et les a priées. En effet, les « harmoniques » que sont la mise en présence et, après la méditation, la grâce à demander, l’éclairage du saint, la Parole de l’Écriture à méditer, la prière et la bénédiction, sont autant d’ouvertures, de couleurs, susceptibles de nous aider à nous approprier un petit quelque chose de la spiritualité de sainte Claire.

1ER JOUR
La source : l’Amour du Christ

Entrée en présence de Dieu

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Invitation au recueillement
« Chasse de ton cœur toute espèce de tumulte, pour devenir capable de pénétrer et d’habiter les mystères de Dieu seul. » « Ouvre largement ton âme au torrent des grâces divines. »

Invocation à l’Esprit-Saint
« Esprit Saint, apaise en moi les discordances, le bruit des mots », fais-moi entrer dans ton silence.

Méditation du jour

Le Christ est le grand amour de sainte Claire, sa vie, son centre, son tout et sa joie. Elle est devenue disciple de saint François, parce qu’elle a trouvé en lui l’écho de sa passion pour le Christ. « Le Fils de Dieu s’est fait lui-même notre Voie, écrit-elle dans son Testament, et le bienheureux père saint François, son amant authentique et son imitateur, nous l’a montrée et enseignée par sa parole et par ses exemples. »
Dans la lettre que sainte Claire écrit à sainte Agnès de Prague quelques mois avant sa mort, elle parle du bonheur de suivre l’Agneau partout où il ira. Elle semble chanter ce que fut sa propre vie : « Heureuse celle à qui est accordée cette intimité du banquet divin ! Heureuse si elle aime de tout son cœur Celui dont la beauté fait l’admiration des anges pour l’éternité, Celui dont l’amour rend plus heureux et la contemplation plus fort, Celui qui nous comble de sa bonté, qui nous imprègne de sa douceur, et dont le souvenir est si lumineux et si doux à notre âme, Celui dont le parfum fait revivre les morts et dont la vision comble de bonheur les habitants de la Jérusalem céleste, puisqu’il est “la splendeur de la Gloire éternelle ”, “l’éclat de la Lumière sans fin et le miroir sans tache ”. » Ce bonheur, elle y est parvenue à travers le mystère pascal du Christ : « La Passion du Seigneur était l’objet fréquent de sa méditation et de ses larmes. Elle puisait aux plaies du Sauveur tantôt les tendres élans d’une amère compassion, tantôt une joie reconnaissante et douce. Les larmes du Christ souffrant l’enivraient. Souvent, elle se remettait en mémoire Celui dont l’amour avait imprimé l’image au plus profond de son cœur. Elle enseignait aux novices à pleurer le Sauveur crucifié ; elle ajoutait d’ailleurs l’exemple à la leçon. Bien souvent, tandis qu’elle les exhortait en entretien particulier à ce genre de contemplation, un afflux de larmes venait interrompre le son de sa voix. » Claire épouse les sentiments du Christ : « Vierge pauvre, embrasse le Christ pauvre ! » Le leitmotiv de toute sa vie se ramasse dans ces mots : « pour l’amour de l’Enfant très saint et bien-aimé, entouré de pauvres langes et couché dans une crèche, et pour l’amour de sa très sainte Mère », « pour l’amour du Seigneur qui est né pauvre dans la crèche, qui a vécu pauvre sur terre et qui est resté nu sur la Croix ». « Puisses-tu, reine du Roi du ciel, être chaque jour davantage embrasée de la ferveur de cet amour ! », écrit-elle encore à sainte Agnès de Prague. « Celui qui est la Vérité même en témoigne : “Celui qui m’aime, mon Père l’aimera, moi aussi je l’aimerai, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure ”. »

Grâce à demander
Seigneur, je te demande la grâce de savoir – et de plus en plus – t’aimer de tout mon cœur, de toute mon âme, de tout mon esprit et de toute ma force.

Éclairage de la sainte
« Souvent, elle se remettait en mémoire Celui dont l’amour avait imprimé l’image au plus profond de son cœur. »
« Conserve au cœur le brûlant désir de t’unir au Christ pauvre et crucifié. »
« Aime de tout ton être Celui qui, par amour pour toi, s’est aussi donné tout entier. »

Parole à méditer
« Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi. »

Prière

Sainte Claire, toi dont le cœur brûlait d’amour pour Jésus pauvre et crucifié, intercède pour nous, afin que nous laissions l’Esprit Saint embraser nos cœurs de son Amour.

Réjouis-toi, Marie…

Bénédiction

« Que le Seigneur te bénisse et te garde ; Qu’il te découvre son visage et te prenne en pitié ; Qu’il tourne vers toi son visage et te donne la paix. »

9 jours avec Sainte Rita

1ER JOUR
Longuement attendue, ardemment désirée

Entrée en présence de Dieu

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Invitation au recueillement
Au début de cette neuvaine, au cours de laquelle nous allons faire plus ample connaissance avec sainte Rita, je choisis un lieu et un moment propices au recueillement, où je suis certain(e) de ne pas être dérangé(e) – loin du téléphone, du bruit de la rue, des personnes de mon entourage… Comme il est dit dans l’Évangile : « Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. »

Invocation à l’Esprit-Saint
Esprit de Dieu, viens prier en nous.
Esprit consolateur, descends dans le temple de nos cœurs,
Comme tu es descendu dans le Cénacle où priaient les disciples avec Marie.

Méditation du jour

Après de nombreuses années de mariage et de ferventes prières, Antoine et Aimée Lotti n’ont toujours pas d’enfant alors qu’ils commencent à être avancés en âge. Et pourtant, c’est un couple pieux, connu et respecté pour ses bonnes œuvres et sa générosité envers les plus pauvres. Ils puisent leur force et leur abandon à la volonté de Dieu dans la méditation et la contemplation de la Passion du Seigneur. Mais cette épreuve les affecte beaucoup et devient intolérable à certains moments, surtout pour Aimée. Certains biographes de sainte Rita racontent que, n’en pouvant plus, elle s’effondre un jour, en larmes, au pied de son crucifix, osant encore demander l’impossible au Seigneur. Et voilà que le miracle se produit : tout à coup, la pièce est envahie d’une lumière extraordinaire et un être surnaturellement beau parait devant elle et lui annonce la naissance d’un enfant. Aimée, ravie et toute joyeuse, s’empresse d’aller annoncer la nouvelle à son mari et tous deux se mettent à genoux pour remercier le Seigneur et rendre grâce pour cette merveilleuse promesse. Promesse qui va effectivement se réaliser puisque, neuf mois plus tard, Aimée met au monde une petite fille qui recevra le nom de Rita.
Cette merveilleuse histoire présente de grandes similitudes avec le texte de l’Annonciation ou encore celui de l’annonce à Zacharie. Des situations analogues se retrouvent dans l’Ancien Testament : les trois matriarches étaient stériles et ont eu un enfant à un âge avancé. L’exemple le plus frappant est bien sûr celui d’Abraham et de Sarah qui reçoivent eux aussi la visite d’anges venus leur annoncer la naissance miraculeuse d’Isaac. Rébecca attendra vingt ans avant de mettre au monde Ésaü et Jacob, Rachel, elle aussi, attendra longtemps que le Seigneur se souvienne d’elle. Le Seigneur a bien entendu leurs prières – tout comme les nôtres – mais il faut parfois du temps jusqu’à l’exaucement… Cela demande donc de persévérer dans la foi et la confiance, avec patience, sans se décourager. C’est la première leçon que nous pouvons tirer de ces exemples. La deuxième est peut-être l’attitude du cœur ; en effet, après tout ce temps d’attente, une certaine purification s’opère : c’est au moment où, humainement parlant, il n’y a plus d’espoir et où l’on présente sa demande « d’un cœur brisé et broyé », comptant uniquement sur la grâce de Dieu, que l’impossible devient possible. Il y a alors une sorte de lâcher-prise, d’abandon total entre les mains de Dieu et une confiance absolue en sa toute-puissance : lui seul peut faire des merveilles et opérer un miracle. Une troisième leçon à tirer réside dans la confiance en la parole donnée par l’envoyé du ciel : Antoine et Aimée ne mettent pas en doute la promesse et d’ailleurs – autre leçon pour nous – ils se mettent à rendre grâce avant même d’en voir l’accomplissement.
Toute sa vie, Rita, elle aussi, a été confrontée à des situations difficiles, voire impossibles – c’est certainement pour cela qu’on l’a nommée avocate des causes impossibles, car elle-même les a vécues – et sa première réaction a toujours été de se tourner vers le Seigneur, de lui exposer son problème et de tout attendre de lui, dans la confiance et l’abandon à sa volonté. C’est un beau témoignage pour nous au début de cette retraite : prenons exemple sur elle et confions cette neuvaine au Seigneur afin qu’il puisse nous parler et nous donner toutes les grâces qu’il a en réserve pour nous dans sa grande bonté.

Grâce à demander
Seigneur, donne-moi la grâce d’une prière simple et confiante.

Éclairage d’un grand témoin
« Qu’elle est donc grande la puissance de la prière ! On dirait une reine ayant à chaque instant libre accès auprès du roi et pouvant obtenir tout ce qu’elle demande. Il n’est point nécessaire pour être exaucée de lire dans un livre une belle formule composée pour la circonstance… Je fais comme les enfants qui ne savent pas lire, je dis tout simplement au Bon Dieu ce que je veux lui dire, sans faire de belles phrases, et toujours il me comprend … »

Parole à méditer
« Moi, je vous dis : demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? Ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Lc 11, 9-13.)

Prière

Sainte Rita, accorde-moi la persévérance dans la prière, que je sache me tourner sans cesse vers le Père du ciel comme un enfant, attendant tout de lui. Merci d’intercéder pour moi auprès du Seigneur pour toutes les intentions que je te présente aujourd’hui.

Bénédiction

« Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! »

9 jours avec Bernadette de Lourdes

Bernadette Soubirous ? Tout le monde croit la connaître… À tort ! Dans sa simplicité déconcertante, elle nous conduit sur un chemin de pauvreté et d’humilité qui donne déjà l’avant- goût de l’Autre monde que la Belle Dame lui promit au creux du Rocher. Suivons-la dans ce chemin de simplification.

Qui es-tu, Bernadette ?

Bernadette est une jeune fille pauvre et ignorante qui a reçu la grâce de voir la Sainte Vierge. Elle est née dans une famille modeste de meuniers, que l’arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté.

Marie-Bernarde Soubirous naît le 7 janvier 1844 près de Lourdes. Elle est l’aînée d’une famille de neuf frères et sœurs dont quatre sont morts en bas âge. Son père, François, est meunier avant de perdre son travail. Ruinée, la famille nombreuse s’installe au lieu-dit « Le Cachot », une pièce insalubre et exiguë. Souffrant d’asthme très jeune, la frêle Bernadette sera envoyée à l’automne 1857 en tant que servante à Bartrès, là où elle avait été mise en nourrice à sa naissance, près de Lourdes. Elle revient à Lourdes en janvier 1858 pour recevoir sa première communion, qu’elle désirait de tout son cœur. Bernadette Soubirous est alors inscrite à l’Hospice de Lourdes, dirigé par les sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre le catéchisme afin de préparer sa première communion.

Durant cette année 1858, la jeune fille, âgée de 14 ans, va avoir dix-huit apparitions de la Sainte Vierge, du 11 février au 16 juillet 1858, au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes.

Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie et non de le faire croire, Bernadette résistera aux humiliations et aux accusations multiples de ses contemporains.

En juillet 1866, pour réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, maison-mère de la Congrégation. En octobre 1867, elle prononce ses vœux et devient sœur Marie-Bernard. Elle y mène une vie humble et cachée, comme elle le désirait. Elle avait dit à son arrivée : « Je suis venue ici pour me cacher », lasse de tous ces pèlerins qui voulaient la voir, la toucher, lui parler.

Durant treize années, la vie de Bernadette Soubirous sera jalonnée de souffrances liées à son état de santé précaire et au traitement sévère de ses supérieures. Elle accomplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933 par le pape Pie XI, en raison de sa foi et de l’exemplarité de sa vie religieuse, et non pas des apparitions dont elle fut témoin. Sa fête est célébrée le 18 février, jour anniversaire de la 3e apparition, au cours de laquelle la Dame lui adressa la parole pour la première fois, l’invitant à revenir quinze jours de suite.

Son corps, retrouvé intact, repose depuis 1925 dans une châsse en verre dans la chapelle de Nevers.

Résumé des 18 apparitions

Ce 11 février 1858, Bernadette va avec Toinette, sa sœur, et une amie, à Massabielle dans la « tute aux cochons », pour ramasser du bois mort. C’est là que, dans le creux du rocher, lui apparut la « Belle Dame », dans le souffle d’une brise légère.

Elle retourne à Massabielle le dimanche 14 février, et à nouveau la Dame lui apparaît. Elle reste à genoux, sort son chapelet et prie. Son visage est radieux.

Le jeudi 18 février est le jour de la troisième apparition. La Dame lui parle pour la première fois : « Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? » Puis elle ajoute : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre. »

Bernadette dira : « Elle me regardait comme une personne qui parle à une autre personne… »

Vendredi 19 février, 4e apparition.
Samedi 20 février, 5e apparition.
Dimanche 21 février, 6e apparition.
Le lundi 22 février a été un jour sans apparition.
Mardi 23 février, 7e apparition.

Mercredi 24 février, 8e apparition, au cours de laquelle la Dame parle de nouveau : « Pénitence, pénitence, pénitence. Vous prierez Dieu pour les pécheurs. Allez baiser la terre pour la conversion des pécheurs. »

C’est au cours de la 9e apparition, le jeudi 25 février, que la Dame lui dit : « Allez boire à la fontaine et vous y laver » avant d’ajouter : « Vous mangerez de cette herbe qui est là. » Bernadette, après avoir été puiser l’eau du Gave, est invitée plutôt à faire un trou dans la boue, à l’endroit où elle se trouvait. De ce trou va jaillir la source.

Le vendredi 26 février a été un jour sans apparition.
Samedi 27 février, 10e apparition. La Dame prononce les mêmes paroles que le 24 février.
Dimanche 28 février, 11e apparition.
Lundi 1er mars, 12e apparition.

Mardi 2 mars, 13e apparition. La Dame lui dit : « Allez dire au prêtre qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle ».
Bernadette va trouver le curé Peyramale, pour lui dire ce que a Dame a demandé. Elle ne dira jamais « la Vierge » mais toujours « la Dame » ou Aquero : « ceci » en bigourdan. Le curé Peyramale se fâche et la met dehors. Le soir, Bernadette revient le trouver. Il lui dit qu’il veut une preuve et qu’elle doit demander à cette Dame de lui dire son nom.

Mercredi 3 mars, 14e apparition. La Dame renouvelle sa demande de chapelle.
Jeudi 4 mars, 15e apparition, sans demande de la part de la Dame. C’est le dernier jour de la quinzaine.

Le jeudi 25 mars, Bernadette retourne à la grotte. Ce sera la 16e apparition. Bernadette demande son nom à la Dame qui lui répond « Que soy era Immaculada Concepciou » : « Je suis l’Immaculée Conception ». Bernadette ne connaît pas ces mots. Elle part répéter la phrase à monsieur le curé, et, pour ne pas l’oublier, elle se la redit tout au long du chemin. L’abbé Peyramale est convaincu que Bernadette ne peut pas l’avoir inventée : le dogme de l’Immaculée Conception venait d’être proclamé en 1854 ; Bernadette ne pouvait, de fait, ni le connaître, ni comprendre cette expression.

Après avoir été menacée de prison, à la fin de la 17e apparition du mercredi 7 avril à laquelle le juge était venu assister, la flamme du cierge de Bernadette se mit à lécher sa main, sans la brûler. Un médecin présent sur les lieux, le docteur Douzous, confirmera les faits. C’est le miracle du cierge.

La 18e et dernière apparition eut lieu le vendredi 16 juillet, au cours de laquelle la Dame ne prononça pas de parole.

1ER JOUR
Enfant de Dieu

Méditation du jour

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Recueillement
Je prends quelques minutes pour me recueillir. Je me positionne bien dans le moment présent, présent à mon corps et à ce qui m’environne… Je respire calmement. Je dépose aux pieds de Jésus tout souci, toute inquiétude. Je me situe au niveau du cœur, et j’accueille avec confiance la présence de Dieu, qui est là tout près de moi et qui m’aime.

Invocation à l’Esprit Saint
Ô Doux Esprit Saint, au début de ces 9 jours je viens invoquer ta Présence, ton Souffle divin. Remplis-moi de ta paix, afin que je puisse me laisser visiter dans ma vie d’aujourd’hui par la tendresse du Père et la douceur de la Vierge Marie, à l’exemple de sainte Bernadette. Esprit Saint, fortifie ma foi, éclaire mon espérance et enflamme mon cœur d’amour pour Jésus et pour le monde. Amen.

Méditation

Bernadette, considérée comme la « petite merdeuse de Lourdes » par ses concitoyens riches et repus, est bien loin d’être parmi les compagnies recherchées de ce monde. Elle sait qu’elle est pauvre et ignorante. « Est-ce que je ne sais pas que si la Sainte Vierge m’a choisie, c’est parce que j’étais la plus ignorante ? » dira-t-elle.

Elle vit la déchéance sociale de sa famille avec simplicité et courage, humblement, prenant sa part dans les soucis quotidiens de sa famille, sans amertume. Elle accepte docilement ce que la vie lui offre. Elle dira plus tard : « Quand on pense que le Bon Dieu le permet, on ne se plaint pas. » Croire que Dieu est maître de tout est bien la clé de toute la vie de Bernadette : Dieu est le Créateur ; Bernadette, comme nous tous, est sa créature. C’est la conduite de toute sa vie : tout recevoir de la main de Dieu, de sa Divine Providence, le bien comme le mal !

La pauvreté, et même la misère, fait plonger sa famille dans la marginalisation sociale. On ira jusqu’à les soupçonner de vol, tant leur besoin est grand. Toute la famille reste soudée, car la prière y règne et le désespoir n’a pas le dessus. Bernadette part à Bartrès pour être une bouche en moins à nourrir, acceptant l’éloignement des siens qu’elle aime tant.

C’est dans ce contexte que Bernadette reçoit la visite du Ciel. La Dame du rocher la choisit, elle : elle qui ne compte pour personne dans la ville de Lourdes de son temps, elle qui est malade, ignorante, humiliée, pauvre, mais qui porte une grande soif de recevoir Jésus

9 jours avec Thérèse de Lisieux

Thérèse, la plus grande sainte des temps modernes, est assurément un signe des temps. Son chemin est simple, il va toujours à l’essentiel. Elle nous offre ici un des raccourcis évangéliques les plus sûrs qu’on ait jamais proposé.

« Je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi, je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. »
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

1ER JOUR
Le constat de ma fragilité

Méditation du jour

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Recueillement
Dans le lieu où je me trouve et où je décide de prier, j’adopte une posture corporelle stable : assis, dos au dossier, jambes décroisées, pieds à plat, mains sur les cuisses. Je redresse le buste, la tête, le cou, la colonne dans un même axe. Mes épaules sont basses. Je les élève un instant et les relâche. Je sens le poids de mon corps, lourd de présence.

Invocation à l’Esprit Saint
Invocation à l’Esprit Saint Roi céleste, Consolateur, Esprit de Vérité, Toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor de biens et Donateur de vie, viens et demeure en nous.

Méditation

La voie de Thérèse est un véritable raccourci sur le chemin qui mène à Dieu. Elle est au cœur de l’Évangile. En effet, Dieu se glorifie dans ses martyrs et dans ses saints ; mais il se glorifie aussi dans ses pauvres, ces « petites âmes » dit Thérèse, qui gardent conscience de leur indigence et mettent en Dieu leur espérance, tout en faisant au mieux ce qui dépend d’eux.

À la fin de sa vie, Thérèse résumait ainsi son enseignement à sœur Marie de la Trinité : « Que votre vie soit toute d’humilité et d’amour afin que, bientôt, vous veniez où je vais : dans les bras de Jésus ! »

L’humilité, pour Thérèse, est la vérité. Elle reconnaissait cette vérité dans ce qui est, c’està-dire : sa fragile condition de créature, l’amour dont elle est aimée, la valeur inestimable de l’être humain, la sainteté de Dieu. Ainsi, elle accueillait le réel de sa vie à la lumière de sa foi.

Elle n’a pas cessé de croître dans cette vérité.

9 jours avec Padre Pio

1ER JOUR
Être avec Jésus

Entrée en présence de Dieu

Signe de croix
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Invitation au recueillement
Paisiblement, je prononce le nom de Jésus, le Nom sauveur, et je le répète avec la confiance d’entrer en relation avec lui. Par lui, tout a été créé. Avec lui, je vis. En lui, j’adresse ma louange au Père et le remercie pour ce nouveau jour.

Invocation à l’Esprit-Saint
Esprit de Jésus, hôte de nos âmes, ouvre notre cœur à la Bonne Nouvelle de l’Évangile : tu as caché cela aux sages et aux savants et l’as révélé aux tout-petits.

Méditation du jour

« Qu’a donc été la vie de cet humble fils de saint François si ce n’est un exercice constant de foi, affermi par l’espérance du ciel, afin de pouvoir être avec le Christ ? » La vie de Padre Pio, à vue humaine, reste une énigme. Avec Jésus, elle prend sens, au fur et à mesure des tentations, purifications, méditations et grâces mystiques. Jésus est le modèle que regarde et imite Padre Pio ; ainsi, celui-ci pourra « connaître le Christ, […] éprouver la puissance de sa résurrection et […] communier aux souffrances de sa passion ». Il y a en effet un passage de l’imitation à la connaissance : la première garde la distance avec le modèle, la seconde favorise l’identification au modèle. Fils de paysan, de la petite ville de Pietrelcina, Padre Pio fut toujours fidèle à sa famille. De santé fragile, il séjourna longuement chez les siens, dans la première partie de sa vie religieuse. Puis, en 1916, il fut nommé au couvent de San Giovanni Rotondo, petite bourgade rurale du sud de l’Italie où l’air était pur et les activités peu nombreuses.
Au cours de ces années, il fut souvent tenté par le démon : « Toutes les images laides que le démon me met dans la tête disparaissent dès que je m’abandonne avec confiance dans les bras de Jésus », « Vive Jésus » sont parfois les seules paroles de foi qu’il réussit à exprimer. Il reconnaît que lorsqu’il prie aux pieds de Jésus, il ne sent plus le poids de la fatigue, ni l’amertume du dégoût qui le prend occasionnellement. Méditer la vie, la passion et la mort de Jésus permet à l’âme d’avancer en sécurité. Padre Pio invite ses correspondants à cultiver particulièrement deux vertus : l’humilité de Jésus dans son abaissement, à la croix ou au Golgotha, et la modestie de Jésus, au cours de sa vie publique, le conduisant à être doux et bienveillant (voir 2 Co 10, 1).
Au XIII e siècle, Thomas de Celano, biographe de saint François d’Assise, écrivait à son propos : « Que de rencontres entre Jésus et lui ! Il portait Jésus dans son cœur, Jésus sur ses lèvres, Jésus dans ses oreilles, Jésus dans ses yeux, Jésus dans ses mains, Jésus partout », mais aussi : « le nom de Jésus était à ses lèvres doux comme le miel ».
Dire le Nom de Jésus, c’est se mettre en sa présence, c’est lui exprimer notre foi et notre confiance. Répéter le Nom de Jésus, c’est le rendre tout proche, vivant en nous. C’est une manière de vivre la communion avec lui. Comme c’est le Nom qu’il a reçu de son Père du ciel, c’est aussi pour nous une manière d’accompagner Jésus dans sa relation d’amour avec son Père. Invoquer le nom de Jésus, c’est le rejoindre dans sa mission, incarné au milieu des hommes, venu pour manifester l’amour infini du Père dans les situations concrètes d’une vie d’homme. C’est marcher avec lui et lui redire sans cesse notre confiance dans sa bonté créatrice et dans sa miséricorde capable de tout pardonner. Dans cette confiance, Padre Pio pouvait écrire : « J’ai une telle confiance en Jésus que, même si je voyais l’enfer ouvert devant moi et que je me trouvais au bord de l’abîme, je ne douterais pas de lui, je ne désespérerais pas, je me fierais à lui. »

Grâce à demander
Que le Nom de Jésus soit annoncé à tous, et particulièrement à ceux qui souffrent dans leur âme ou leur corps ; qu’il soit connu et aimé toujours plus ; qu’il soit signe de paix dans notre monde en proie à la violence.

Éclairage du saint
« [Parfois les douleurs] m’incommodent à tel point qu’il me semble que mon dos et ma poitrine vont se briser. Mais Jésus n’oublie pas d’adoucir de temps à autre mes souffrances, d’une autre façon, en me parlant au cœur. […] Je suis heureux, parce qu’il me semble sentir mon cœur palpiter avec celui de Jésus. […] Il est vrai aussi que bien souvent Jésus se cache ; mais qu’importe, je tâcherai avec son aide de rester toujours près de lui. »

Parole à méditer
« Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi […]. On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la “Belle-Porte”. […] Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône. Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : “Regarde-nous !” L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part. Pierre déclara : “De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche.” » (Ac 3, 1-6)

Prière

Reste avec moi, Seigneur, car j’ai besoin de te savoir présent pour ne pas t’oublier. Tu sais avec quelle facilité je t’abandonne. Reste avec moi, Seigneur, parce que je suis faible et j’ai besoin de ta force pour ne pas tomber si souvent. Reste avec moi, Seigneur, parce que tu es toute ma vie, et, sans toi, je suis sans ferveur. Reste avec moi, Seigneur, parce que tu es ma lumière, et, sans toi, je suis dans les ténèbres.

Bénédiction

Que Dieu tout-puissant et miséricordieux nous bénisse et nous garde. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.

9 jours avec le Sacré Cœur

Ce livre s’adresse à tous les chrétiens qui voudraient approfondir leur relation personnelle avec le Christ : une relation d’amitié dopée par une pratique renouvelée de la « dévotion au sacré Cœur », pour entrer dans les richesses intérieures de la personne du Sauveur.

Trouvez la librairie religieuse la plus proche de chez vous :