Fioretti de Saint Joseph

Joseph de Nazareth le charpentier

JOSEPH exerçait un métier des plus humbles, bien qu’il soit de race royale, par sa descendance du Roi DAVID.

Mais au milieu de son humble besogne, il était préoccupé avant tout de plaire à DIEU, en observant la loi.

Ce métier de charpentier l’obligeait à être du même coup peut-être, bûcheron, forgeron ou maçon. Il travaillait à la fois, le bois, le fer, les meubles. Il était l’ouvrier du village auquel on recourait quand on avait une porte à placer ou à redresser, un mur qui s’écroulait, un meuble à confectionner ou un instrument de travail à réparer. Il façonnait aussi les roues, les sarcloirs, les râteaux, les berceaux et les cercueils, les escabeaux. Son atelier, selon les usages de l’orient devait être situé dans le voisinage de sa demeure, peut-être attenant à sa maison.

Il était juste, à l’égard de DIEU, soucieux de lui plaire en tout, de ne lui déplaire en rien. C’était son occupation constante de scruter la loi de DIEU, afin d’y conformer sa vie. Il n’était point prodigue en paroles, il n’aimait point le bavardage, il répugnait aux commérages, aux médisances.

JOSEPH était prédestiné dans la pensée DIVINE à donner à l’enfant qui naîtrait et à sa mère, un foyer, afin que l’un et l’autre aient aux yeux des hommes, une situation normale.

C’est ce qu’il faut admirer, la grandeur et la fonction qu’a reçue JOSEPH : donner un gîte à CELUI qui a créé l’Univers.

Les coutumes du Pays voulaient qu’un Israélite fût marié à 18 ans. Rien ne nous oblige à croire que JOSEPH eût dépassé cet âge, quand il fût mis en présence de MARIE. Chez les Hébreux, les fiançailles avaient pratiquement la même valeur qu’un mariage, et la fiancée pouvait concevoir de son futur mari sans encourir aucun reproche. JOSEPH et MARIE s’aimaient, mais ils se promettent fidélité, tout en gardant leur virginité …

… Puis ce fût l’ANNONCIATION 

par l’Ange GABRIEL… 

MARIE va ensuite vers sa cousine ELISABETH…  Au retour, soudain, un drame éclate dans l’âme de JOSEPH. Son esprit chavire comme dans un abîme d’agonie et il se débat : MARIE porte en son sein un enfant qui n’est pas de lui. Comment aurait-il douté de l’innocence de sa fiancée ? 

Il repousse l’idée de la croire coupable… et quand elle vient vers lui, elle le regarde de ses yeux remplis d’amour…

Mais pourquoi ne lui dit-elle rien ? Pourquoi garde-t-elle le silence ? N’a t-il pas droit lui, de savoir la vérité ? D’un mot, MARIE aurait pu le rassurer et mettre une joie infinie où régnait l’angoisse. Si elle ne parle pas, c’est qu’elle n’a pas reçu l’ordre de découvrir le secret… elle est assurée que DIEU parlera en temps convenable. Chaque heure qui passe resserre l’étau qui est dans son cœur. DIEU avait conduit JOSEPH jusqu’au bord du gouffre de la désolation, jusqu’à l’heure où la souffrance étant à son comble, ne pouvait être dépassée.

Mais un ange du SEIGNEUR se montra à lui en songe… « JOSEPH, fils de DAVID, ne crains pas de prendre avec toi MARIE pour épouse, car ce qui est engendré en elle vient du SAINT ESPRIT… »

JOSEPH n’a pas dialogué avec l’ange, comme l’avait fait MARIE, le jour de l’ANNONCIATION, en demandant des éclaircissements. 

Lui, reçoit le message de DIEU sans parlementer ; et l’allégresse jaillit et en même temps se dessine à ses yeux le rôle qui lui est assigné. C’est DIEU Lui-même qui le charge, par sa seule présence, de sauvegarder l’honneur de MARIE et celui de son enfant …

… JOSEPH ne croyait pas que son amour pour MARIE put grandir davantage. Sans doute, ils ont fait l’un et l’autre vœu de virginité, mais c’est cela même qui les unit plus étroitement. 

Leur amour ne fût pas seulement d’ordre mystique, et il ne faut pas dire qu’il n’y avait rien de sensible dans leur affection. 

On ne peut refuser cette fraîcheur et cette tendresse qui fait battre leur cœur d’époux.

Quand JÉSUS sera né, JOSEPH exerce le rôle qui lui a été départi par DIEU et MARIE n’entreprend rien, sans le consulter et sans se soumettre à son autorité. Il est le chef de famille.

Le jour de la PRÉSENTATION au Temple, après que le vieillard SIMÉON eut parlé à MARIE, pour lui dire « qu’un glaive de douleur transpercera le CŒUR », le tourment de JOSEPH fût le même tourment que celui de MARIE. Il aura comme elle une plaie au Cœur, qui ne se fermera plus.

Lorsque l’Ange lui dira en pleine nuit de partir pour l’Égypte (pour fuir la fureur d’HERODE) avec l’enfant et sa Mère, il ne discutera pas… Il aurai pu attendre le petit jour, pour préparer MARIE et JÉSUS. Non ! Il part immédiatement, avec ceux qu’il aime tant… Sa foi est grande…

Fioretti de Saint Joseph

Ephèse Edition

72 p. – 15 x 21 cm – 5€

https://ephese.fr/